Notre salon Arletty: dès le début des années 1930, Arletty est devenue une figure érotique, ce dont témoigne ce portrait de Moïse Kisling, datant de 1933. Crédits : © Moïse Kisling / ADAGP, Paris 2012 / Photo © Studio Monique Bernaz, Genève.
Affichage des articles dont le libellé est Poème. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Poème. Afficher tous les articles

samedi 5 août 2017

Poème (Chambre n° 94)

Ton corps
Je le reçois cette nuit
Comme une éclaboussure
Comme une harde jetée
Contre ma nudité
Informe
Et belliqueuse.

Heurte mon ventre
De tes désirs de pierres.
Blesse mon errance.

La lune
Cette nuit
Est faite d’un miel dégoulinant et de Cranberry
Au fond d’une tasse
Blanche.


J’ai chaud

Rend plus inévitable encore
A l’approche de lendemains
Troublants
La mort.

Déraisonnons !

En ton nombril crevé
Une fleur.
Et au mont de ta verge
Une citadelle
Où avalent des amants

Au-dessus
D’une vallée

De fruits. 

dimanche 16 juillet 2017

Bleu métallique D’un néon d'Hôtel

Noir de geai
Bleu métallique
D’un néon
Hôtel
Mon désir

Et dans ses paumes
A l’aube
Le gout sucré de la grenade

Regarde bien ses mains
Lui à genou sur le sable
Elles, levées face à la mer
Comme deux  portions d’aurores
Fraiches en mon journal.

Flamboyantes.


vendredi 14 juillet 2017

Chambre N° 142

Je me fourbis à toi
Par un poème retrouvé
Rien ne nous rapproche plus
Que le rébus impitoyable
De la poésie.

jeudi 13 octobre 2016

Le défi


 « Qu’il est glorieux, mais qu’il est pénible d’être en ce monde un merle exceptionnel ! Je ne suis point un oiseau fabuleux, et M. de Buffon m’a décrit. Mais, hélas ! Je suis extrêmement rare et très difficile à trouver. Plût au ciel que je fusse tout à fait impossible ! »
Alfred de Musset.

Je m’en retourne vers vous
Essayant de faire le chemin contraire

Mais
Impossible
Un cadenas de peurs nous lie
Tenant prisonnier
Ce qui reste d’humanité en nous

Dans ton corps
Migrant
C’est le nôtre qui marche
À reculons
Soulevant la poussière
De nos débris

De quelles eaux,
De quels pains
Manquez-vous ?

Goût noir d’un baiser sur tes lèvres meurtries

              Décadence
Et pour demain
L’annonce d’un châtiment
 Qui Submergerait l’Europe

(Sauf peut-être pour l’Allemagne
Pardonnée)

Des milliers de torses meurtris
Des poitrines,
Marchent en avant
Couronnées de leur unité
De leurs identités

Ô dernier souffle amoureux
Dis-moi des mots
Etrangers

Affligée
Et moi mélancolique,
Ce matin,
La nuit se Clôt
Irrémédiablement
Devant et derrière nous
Encerclés
Par des murs
Honteux.

Demeure vivant
Puisque nous mourrons.

Un chant se fractionne
Sur tes lèvres
Et j’en vacille d’émoi

Je voudrais mes yeux
Posés sur tes mains

Avant ce mois de
Novembre.

Demain,
Il sera trop tard

Les jours seront extravagants
Et leurs nuits
Cinglantes et pleines de rages
Pour cause d’abandon

Enfin le silence

Chaque guerre se fait
Contre un merle
Blanc.

Dégénérés faquins
Nous en jouons.

Ici la paresse de l’âme
Engendre l’humiliation.

mercredi 28 septembre 2016

Sous l’aulne

Sous l’aulne

Ami,

Mon bien aimé
Mon prieuré
Ors
Et ombres
Corps au goût caramel

Et encore
Aux lèvres piquées
D’Aulne à feuilles en cœur
Aux rouges chatons.

Quant au soleil
Il délie
Orange
En transparence
Sous ta paupière
Nombril
L’humeur
De l’automne
Annoncé.

Derrière nous l’été
Et le sourire des tournesols.

mardi 27 septembre 2016

jeudi 22 septembre 2016

Alep: « Nous attendons en vain le secours de l’Occident » déplore l’archevêque melkite d’Alep »

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Monde/Nous-attendons-en-vain-le-secours-de-l-Occident-deplore-l-archeveque-melkite-d-Alep-2015-09-22-1359473

Aurore de salamandre Furtive
Première lueur
Morceau du jour
Divin

Rouge sang 

Dans les cils
Filtrant le matin
L’Or pur

À la source
Moi, jeté
À plat ventre
Dans
Tous les sangs
Du monde
Le mien, le tien
Le notre

Le leur

Se défier ;
Être ou ne pas être
Mourir, pleurer
En ce vif vermillon
-    De rouge
Étincelant
Déchiré
Noyé dans la rosée
D’une herbe intense
Et verte

La prairie

Et planté en son sein
Sur ce même téton
Qui fut le tien
Amant
En son milieu
La fragrance d’un cerisier en pleurs

Sur ma joue
Une araignée mélancolique
Se traine
Avide  
De lumière

Alors que tombent des bombes
Si loin,
Si près
De nous
A Alep

CRIER, crier,
Jusqu’à en vomir
Ou
Se faire hara-kiri
Là,
En dessous du nombril.
Ultime découpage
Du ventre

Prenez, prenez-moi 
Ivre



lundi 19 septembre 2016

Contre tous

Contre tous
Contre les mots
Sous le lit
La morte

Puis comme un vertige
Reste la solitude
Fatiguée

De ses parfums

lundi 11 février 2013

L'autre jardin


C’est l’amour c’est un autre; une autre rencontre.
Souvenez-vous « Radio classique ». De cette époque là; souvenez-vous, mais je ne retrouve plus mon billet.
Le jeune homme que je connaissais de vue s’est effondré dans mes bras ; une rue, un lieu ; un temps; un autre ailleurs malheureux extrêmement malheureux.
Alors, je le pris dans mes bras je le serrai très fort contre moi pour apaiser sa douleur
Son chagrin
Mes lèvres d’un rouge vif embrassèrent son cou.
Puis il me dit désemparé de tout : « c’est ce que je voulais »
Plus tard, souvent je revoyais ce jeune prince de 30 ans
Jusqu’au soir où :
"Je suis désolé c’est comme ça les mains les bras dans les poches. Une poignée de main est un geste fort. Il suffit".
"Point de temps juste ce détail qui m’irrite mais pas seulement venant de vous".
Alors "je frappais très fort ma tête contre le mur".

dimanche 10 février 2013

La tête contre le mur

Frappe ! Frappe !  Frappe
Plus fort !
Encore !
Contre le mur
Frappe.
Je pleurs
Mon front saigne
Frappe, frappe
Une goutte de sang
Une larme
Un sanglot
Dans l’espace silencieux,
Anonyme.
Et cette larme acide pleine d’amertume
Pour seule amante de mes yeux.
Frappe, frappe, frappe !
Je suis mouillé de larmes
Et ce sang encore tout ce sang
Qui s’écoule de mon nez ; de ma bouche de mon front.
Dans une gorge qui se plaint
Frappe.
Je vomis
Ils ont enfermé mes mains et mes bras
Dans le béton
Coulé mes mains dans du béton.
Mes mains
Comme des colombes
Pour des caresses
Comme une offrande
Et mes bras
Pour mille étreintes.
Personne ne m'a frappé.
Mais ils ont enfermé mes mains et mes bras
Comme on musèle la voix
Pour ne plus m'entendre dire
Je t’aime.
Ainsi Je suis défait.

mercredi 30 janvier 2013

Dans la chambre d’à côté N° 163


Un poème en larmes.
              ...
Je me disais alors, je leur disais, je vous disais :
Je vous en prie, laissez-moi  le temps,
Encore,
Encore et encore
Encore un peu de temps pour pleurer mieux.
Encore
Encore et encore
Je n’ai pas encore pleuré.

lundi 10 décembre 2012

Christophe Béhague



Un nombre incalculable de pleurs.

Il y a
Dans le caniveau
Après la pluie
Une lune
Ruisselante.
En pleurs
Dans le canal
Vers minuit.
Dans le canal
Vers minuit
Il y a les belles mains
D’un homme seul
Qui boit
Saez Damien.
Ses larmes.
Il y a
Au cinquième étage
D’un immeuble
Si près du chenal
Une femme
Qui voit
Un homme pleurer
Et boire des larmes de pluies


.

dimanche 2 décembre 2012

Le nombril, chambre N° 7


Le nombril

Fameux cordon que celui du nombril ;
Je le sais sourcilleux, agacé ou expansif,
gai à se plier de rire.
Egoïste,  à se défaire d’une alliance
J’ai peu vu de nombrils

Ah ! Si
Des boutons gros, petits, moyens ; convexes comme des escargots,
Des en colimaçons, plus pressés  secrets et moins expansifs,

A ce moment-là, ta tête était rieuse, sympathique à en mourir d’amour.
Et si affectueusement brune dans des mains hagardes.

C’est beau un nombril amoureux dans la vague d’un corps amoureux.
Ce frémissement de toi sous ta peau, et sur les ailes de ta peau

Le monde est déconcertant,
Je suis déconcertant
Ton corps tout notre amour est déconcertant
Et ton nombril salé.

Sous ta peau il y a ton domaine de chaire
Avec ses écritures
Et sous mes doigts te caressant un
Moi, je.